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Un peu d'Histoire... du vélo au VTT

L
e vélo et la montagne... c'est une histoire presque aussi vieille que le vélo. A la fin du XIX ème siècle fleurissent les guides à l'usage des cyclistes, indiquant le profil des pentes. On créa même en 1903 des compagnies cyclistes de chasseurs (dotés de la bicyclette pliante Gérard). Ils avaient de lourdes machines avec des pneus à bandages pleins, dépourvus de changement de vitesse, avec des systèmes de freinage rudimentaires, parfois complétés par un fagot de branchages attaché à l'arrière du vélo.
Pendant longtemps le vélo a été le seul moyen de locomotion offert aux montagnards pour gagner le point de départ de leurs excursions pédestres, de leurs courses à ski ou de leurs ascensions et en revenir.
Rares étaient les audacieux qui se lançaient à la découverte d'itinéraires originaux pour le seul plaisir de faire du "vélo cyclo-muletier", activité qui consistait à rouler hors goudron, mais plutôt sur pistes, sentiers, pâturages, éboulis. Une autre définition du "cyclo-muletier" apparaît même tout à fait justifiée en certaines circonstances : le cycliste doit lui-même se transformer en mulet. Le cyclo-muletier est pratiqué depuis près d'un siècle.

Aux Etats-Unis dans les années 50, certains cyclistes, lassés de courir sur des routes aux revêtements usés et avides de nouveaux défis, avec en prime arbres, boue, air frais et écureuils, prirent le chemin des Collines

Ce faisant, ils inventèrent une nouvelle discipline, dans laquelle les cyclistes se mesurent non seulement les uns aux autres, mais plus encore à la nature dans toute sa rudesse. Clin d'œil ironique, ils baptisèrent cette discipline " clunking ", à cause du bruit de ferraille (clunk) de leur monture.

Selon la légende, James Finley Scott, un étudiant californien, fut le premier à dépouiller son vélo classique, créant ainsi une sorte de prototype des VTT actuels.


En 1953, il supprima carter, sonnette et porte-bagages de son vieux vélo de route et l'équipa d'un dérailleur, de freins à patin et d'un guidon relativement droit, ceci afin de pouvoir rouler en tout-terrain.

Le nouveau vélo conçu par James Scott ne connut pas un succès fulgurant, mais bientôt, en Californie et dans le Middle West, d'autres cyclistes l'imitèrent. Le Schwinn Excelsior, un modèle datant de 1937, était alors très apprécié des adeptes du clunking, bien qu'il soit bien plus encombrant que les vélos actuels en titane.

Au début des années 70, des membres du Mount Tamalpais Velo Club de San Francisco hissèrent leurs vélos (dont le poids avoisinait vingt kilos) au sommet du Mont Tamalpais après les avoir modifiés pour l'occasion et dévalèrent en lacets les pentes de la montagne. Aujourd'hui disparue, cette épreuve, baptisée Repack Downhill, marqua la naissance des compétitions de vélo tout terrain.

En 1981, l'audience de ce sport progressa de manière spectaculaire avec l'apparition dans le commerce du premier VTT produit en série, le "Specialised Stumpjumper". Au cours des dix années suivantes, par désir de s'amuser, les cyclistes se lancèrent à l'assaut de tous les terrains imaginables, des recoins alpins aux parcs urbains, et organisèrent de nombreuses compétitions informelles. A la fin des années quatre-vingt, les modèles à pneus épais représentaient 70 % des ventes de vélos dans le monde.

Malgré cette évolution, le VTT fut longtemps taxé de sport californien à la mode et manquait de ce fait de crédibilité, tout comme le surf à une époque antérieure.

Cette étiquette dédaigneuse disparut cependant en 1990, lorsque l'Union Cycliste Internationale reconnut officiellement le VTT. La même année, quelque 30 000 spectateurs assistèrent aux premiers Championnats du monde de VTT à Purgatory, dans le Colorado. En 1991, encouragés par la popularité croissante du VTT, les organisateurs choisirent de disputer plusieurs manches de la première Coupe du monde des deux côtés de l'Atlantique, introduisant ainsi ce sport balbutiant en Europe. A l'origine, le cross country constituait la seule discipline de la Coupe du monde, jusqu'à l'introduction de la descente deux ans plus tard.

Depuis lors, le VTT a voyagé à travers tous les continents, à l'exception du seul Antarctique. En 1994, 1995 et 1999, la coupe du monde faisait étape en Australie et en 1996, ce pays était l'hôte des Championnats du monde. En 1997, l'Afrique du Sud rejoignait la liste des pays hôtes de la Coupe du monde et accueillait plusieurs épreuves dans la foulée. A l'heure actuelle, l'attrait pour ce sport ne se dément pas et l'Amérique du Sud devrait prochainement accueillir des épreuves de Coupe du monde.

Introduit au programme olympique lors des Jeux d'Atlanta en 1996, le VTT a été pour la seconde fois discipline olympique aux Jeux de Sydney 2000. Comme à Atlanta, une épreuve masculine et une épreuve féminine de descente d'un niveau technique exigeant ont été à l'affiche des Jeux de Sydney. La France, pays de l'actuel numéro un mondial, Miguel Martinez, s'est imposé comme la nation à battre au niveau international, malgré la forte concurrence des Etats-Unis, du Canada et de l'Australie.

Vers 1985, le VTT est arrivé en France et tout a changé dans la pratique du vélo. Certes, tous les Vététistes ne pratiquent pas la montagne. Il en est qui se contentent d'escalader les trottoirs, de dévaler les escaliers ou de rouler sur le goudron. D'autres se limitent à des terrains peu accidentés. Ceux qui abordent l'étage alpin restent une minorité mais depuis quelques années, le vélo en montagne n'est plus un phénomène marginal. Il est même entré de plein droit dans l'éventail des activités de montagne. Il peut devenir un merveilleux outil de découverte de la montagne quand la vitesse importe moins que le plaisir de progresser et celui de découvrir un milieu.

Aujourd'hui, trois clientèles se trouvent en présence : des alpinistes qui diversifient leur activité, les cyclo-muleteurs et ceux qui ont succombé à la mode du VTT et cherchent autre chose. C'est une façon pour les cyclistes d'élargir leur horizon et de fuir bitume et pollutions. Les montagnards, eux, trouvent dans le vélo une autonomie plus grande que dans la marche à pied. Faire du vélo en montagne permet un contact étroit avec la nature alpine. C'est un sport très sensoriel qui sollicite largement l'œil mais aussi l'oreille et l'odorat. Le vététiste ne peut rester indifférent à la nature du terrain sur lequel il évolue, une bonne partie de son plaisir en dépend.

Le VTT est apprécié pour sa maniabilité et son confort sur des pistes rocheuses, cahoteuses ou boueuses, sur des sentiers raides, étroits ou encombrés de racines. Tant qu'il n'y a eu en montagne que des cyclo-muleteurs, rien n'est venu y entraver la pratique du vélo. Les choses se sont compliquées quand certains sentiers ont été investis par des chevaliers des temps modernes à la devise implicite et sommaire : "Garez-vous, je passe !" . Les interdictions ont alors commencé à fleurir.
Les montagnes offrent d'innombrables possibilités : chemins vicinaux non goudronnés, pistes forestières, pastorales ou de chantier (EDF), anciennes voies d'exploitations minières, routes militaires. On peut accéder aux sommets de remontées mécaniques. On peut aussi redécouvrir en moyenne montagne le tracé d'anciennes grandes voie de communication aujourd'hui oublié. De nombreux balisages ont été mis en place.

L'idée que le VTT puisse être un excellent moyen de parcourir la montagne fait son chemin et finalement, la grande majorité des randonneurs l'accepte sous réserve bien entendue, que l'un des premiers commandements du vététiste soit le respect des autres et de l'environnement.

Xavier BUFFET   

 
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