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S'équiper pour la nage en eaux vives


Pour que le nageur puisse descendre une rivière (ou un torrent) avec un maximum de sécurité et d'aisance, le choix du matériel est primordial.
Il doit garantir une protection efficace contre les chocs (dans la rivière, il y a parfois des rochers !!!) et une isolation thermique suffisante (l'homme n'étant pas un animal à sang froid) évitant au pratiquant de grelotter dès les premiers instants et si possible durant toute la descente. Par ailleurs, outre ces deux paramètres, le matériel (surtout le flotteur) doit favoriser une glisse optimale.
Voici les différents accessoires indispensables à l'activité.
Flotteur (appelé aussi luge) :
Le flotteur, comme son nom l'indique, a pour rôle de garantir une flottaison suffisante pour évoluer au-dessus de l'eau jusqu'au bassin. Il doit être insubmersible (attention aux flotteurs gonflables et polyéthylène sans mousse intérieure). Par sa coque, il protège le nageur des coups éventuels sur des rochers (ou lorsque ça râpe sur le fond…). Il peut être fabriqué soit en polyéthylène soit en mousse polyuréthane comprenant différentes qualités (densité, porosité, etc.…).

Le flotteur polyéthylène :
Les premiers sur le marché, ils sont plus stables mais plus lourds. Ils pèsent en effet, à peu près 12 kg et quand ils prennent l'eau ils peuvent aller jusqu'à 17 kg On les disait idéal pour apprendre (???). Quelques-uns uns pourront vous parler de l'état de leur dentition (avant, pendant et après un surf par exemple). De plus pour effectuer des manœuvres, ils sont plutôt lents. Pour la petite histoire, l'Hydrospeedâ est un type de flotteur polyéthylène de la marque Rotomod. Il porte depuis le nom vulgarisé de l'activité.

Le flotteur mousse :
Ils sont les plus récents sur le marché. Ils ont rapidement détrôné l'ancêtre. On les disait instables donc peu propice à l'initiation. Qu'à cela ne tienne, il a suffit de créer des fonds plats et le tour était joué. Ils sont d'une forme plus apte à évoluer en eaux vives. Cette forme peut être adaptée facilement à la morphologie du nageur. Ils sont beaucoup plus légers. Certaines mousses ont une densité si élevé que l'eau ne peut y pénétrer, ce qui de surcroît garantit une meilleure glisse. Les flotteurs mousse absorbent beaucoup mieux les chocs. Ils sont pour finir facilement réparable.

La combinaison :
Elle protège du froid avant tout. Pour cela, elle doit être suffisamment épaisse (5,5 mm à 7 mm) mais aussi adaptée à la morphologie du nageur. Si l'eau ne circule pas à l'intérieur, cela évite au corps une déperdition considérable. Les combinaisons 2 pièces (salopette et veste) sont pour cela plus protectrices. Avec une bonne combinaison, on peut évoluer avec une température de l'eau d'un minimum de 5°. Par des renforts sur les membres inférieurs, elle absorbe les chocs plus ou moins fréquents, mais attention les "béquilles" sont toujours possibles ! La cagoule n'est pas indispensable. Pour finir, la combinaison accroît la flottabilité du nageur (non négligeable).

Les chaussons :
Comme chacun sait, quand on a froid, c'est d'abord aux extrémités. Et en nage en eaux vives, c'est surtout les pieds puisqu'ils sont constamment dans l'eau. Les chaussons doivent être en néoprène et isothermes (de 3 à 5 mm d'épaisseur).
Lorsqu'il retrouve la terre ferme, le nageur ayant besoin, de marcher ; les chaussons doivent être munis d 'une semelle renforcée (chaussettes néoprènes s'abstenir).

Les palmes :
Si on n'en a pas, on peut rester chez soi. Elles permettent, comme la pagaie au kayakiste, de se propulser, de se diriger, de se retourner, bref d'évoluer. Elles sont plus ou moins rigides selon le niveau de palmage du nageur. Des palmes rigides garantissent nervosité donc rapidité d'exécution mais attention aux crampes si on débute. Il vaut mieux dans ce cas choisir des palmes souples.
Elles ne doivent pas avoir de tuyère (risque de coincement accru). Elles ne sont ni trop longues ni trop courtes. Les palmes de body-board sont relativement peu adaptées à cette activité. Elles sont fixées par des croisillons en caoutchouc (style chambre à air) et éventuellement des leachs (arrachables obligatoirement) évitant de les perdre fréquemment.

Le gilet :
Il est obligatoire et doit être aux normes européennes. Il assure une bonne flottabilité au nageur. Il est choisi en fonction du poids du nageur. Plusieurs types de gilets existent. Lorsque l'on aborde des rivières difficiles, les gilets spécifiques nage en eaux vives sont meilleurs.
Un petit conseil : régler le gilet de façon à ce qu'il ne remonte pas sans arrêt, une fois dans l'eau. C'est assez désagréable d'avoir "la tête dans le gilet".


Le casque :
Il doit aussi être aux normes CE. Il protège la boite crânienne et tout ce qui nous est indispensable pour parler, voir, entendre. L'intérieur du casque doit être rembourré de mousse. La plupart du temps, le casque est uni-taille et se règle à son tour de tête. Prenez le temps de régler ce casque avant de plonger, sinon vous ne verrez plus ni ou vous allez ni le paysage et franchement vous raterez quelque chose.

Les gants :
Ils ne sont pas indispensables. On peut s'en passer si l'eau est bonne et s'il fait beau. Ils ont uniquement un rôle isothermique. Ils peuvent être très appréciés lorsque les conditions sont mauvaises. Ils sont en néoprène (gants en latex s'abstenir).

Les lunettes de natation ou les masques de plongée, même si on porte des lentilles ne sont pas les bienvenues. Ils engendrent un problème de buée plutôt ennuyeux. La plupart du temps, 5 minutes après le départ, elles finissent dans la poche du gilet du guide. Il faut savoir que l'on a très rarement la tête sous l'eau et que lorsqu'on rencontre une vague, la plupart du temps, il suffit de fermer les yeux pour éviter de perdre ses lentilles. Néanmoins la perte est possible (1 cas sur 50 environ), mieux vaut donc des jetables si cela est possible.

Laurent CLAISSE   

 
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