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Quelques infos à propos du Vol à Voile


LE PLANEUR

Ses performances:
La caractéristique principale d'un planeur, en terme de performances, est sa finesse qui s'exprime en un chiffre. La finesse est le quotient de la distance parcourue par rapport à la hauteur perdue. Par exemple, un Airbus, moteurs coupés, plane à 16 de finesse, c'est à dire qu'il peut parcourir 16 kilomètres à une altitude de départ de 1 000 mètres. Les meilleurs planeurs ont une finesse maximale de 60 !
Tous les planeurs modernes ont aujourd'hui une finesse autour des 40 points contre 25 avant-guerre. Ces progrès passent à la fois par l'augmentation de l'envergure des planeurs (jusqu'à 26.40m, supérieure au Boeing 737) et de l'allongement (profondeur moyenne de l'aile sur la longueur). Concrètement, l'aile doit être longue, étroite et mince pour que le planeur soit performant.

SON ANATOMIE :
Pour le profane, tous les planeurs se ressemblent... Et pourtant, il en existe des dizaines de modèles différents. Ce sont assurément les machines les plus aérodynamiques au monde.
Biplaces ou monoplaces, ils sont entièrement réalisés en matière plastique (fibre de verre, carbone etc.). Toutes les surfaces sont recouvertes d'une couche de gelcoat blanc qui assure un haut degré de finition. En effet, la moindre aspérité risque de détériorer l'aérodynamisme du planeur et de ce fait ses performances en vol. C'est pourquoi le traitement des surface est l'objet d'un soin méticuleux de la part des vélivoles: le planeur est houssé quand il reste au sol.

Anatomie du planeur: On distingue trois parties essentielles dans un planeur:

 

La voilure : de 15 à 25 mètres d'envergure, elle est constituée de deux ailes ou "plumes" qui assurent la sustentation et portent les ailerons permettant l'inclinaison du planeur.

Le fuselage : c'est la partie centrale qui accueille les ailes et la cabine de pilotage. Sa forme est celle d'un fuseau de 6 à 8 mètres de longueur. Le fuselage est muni en-dessous du train d'atterrissage.

Les empennages : constitués de la gouverne de profondeur et de la gouverne de direction, ils forment un T et assurent la double fonction de gouvernail et de stabilisateur.

Le planeur est un appareil démontable, ce qui facilite son transport au cas où le pilote a été contraint de se poser dans un champ ou lors de stages découvertes dans d'autres aéroclubs. 15 minutes sont généralement suffisantes pour démonter et charger un planeur dans sa remorque spécialement aménagée.

LE COCKPIT

C'est le saint du saint. D'apparence étroite et situé à l'avant du fuselage, le poste de pilotage est véritablement le cœur du planeur. Le vélivole dispose d'une vision panoramique et pilote son planeur grâce :

  Au manche : situé entre les jambes du pilote, il commande la profondeur dans l'axe du fuselage et les ailerons latéralement.
Aux palonniers : ce sont deux pédales manœuvrables aux pieds qui actionnent la gouverne de direction vers la droite ou vers la gauche.
Au tableau de bord : il comporte les instruments de vols nécessaires au pilotage notamment l'anémomètre (mesure la vitesse du planeur par rapport à l'air), le variomètre (indique la vitesse verticale) et l'altimètre (indication de l'altitude).
Sur les flancs de la cabine, on trouve la commande des aérofreins, qui permettent au planeur de réduire sa distance d'atterrissage, la manette du train d'atterrissage rétractable et de verrouillage de la verrière. De plus, il faut rajouter la poignée de largage du câble d'envol sans oublier la radio VHF.
Le pilote est sanglé avec son parachute sur son siège réglable. La position de pilotage est semi-allongée et la tête repose sur un appui-tête. Les jambes légèrement fléchies vont chercher les palonniers dans la pointe du fuselage. Un soin particulier est apporté à l'installation à bord car c'est un gage de confort et une fois en l'air certains réglages ne sont plus possibles... Or, les vols durent couramment 5 heures et plus !

Les classes en compétition:
Les planeurs sont répartis en trois classes:
La Classe Standard : 15 mètres d'envergure. Ces planeurs monoplaces pèsent environ 240 kg à vide et ils peuvent voler entre 70 et 280 km/h. Finesse: 42.
La Classe Course : identiques aux planeurs standards, ces planeurs sont dotés en plus de dispositifs de volets de courbure qui permettent des variations de vitesses plus importantes. Finesse: 45.
La Classe Libre : Tous les autres, biplaces ou monoplaces de plus de 15 mètres et jusqu'à 27 mètres d'envergure pour les "grands libres" très performants. Finesse: 60. Une classe "18 mètres" est à l'étude pour combler le fossé entre les "courses" et les "libres".

LE VOL A VOILE

La mise en vol
Pour atteindre les courants porteurs, le planeur a besoin d'une aide extérieure qui le propulse en l'air. Deux dispositifs d'envol sont à la disposition du vélivole: le treuil et le remorqueur.
Le treuil hisse le planeur au-dessus de son aérodrome de départ à la manière d'un cerf-volant. Accroché à un câble, le planeur se largue à une altitude de 400 ou 500 mètres. Cette technique spectaculaire a fait ses preuves: très sûre, elle a aussi l'avantage d'être économique.
Le remorqueur livre l'ascendance au vélivole sur un plateau! Accroché à 70 mètres de câble derrière l'avion remorqueur, le planeur est remorqué jusqu'aux courants ascendants les plus favorables. Cette technique confortable est la plus utilisée en France malgré son prix.

Le vol plané
Sur le principe, le planeur est soumis comme tous aéronefs à un simple rapport de forces répondant aux lois de la physique. Prenons un exemple.
Quand vous glissez votre main à la fenêtre de votre voiture en mouvement, votre bras a tendance à être tiré vers l'arrière (c'est la traînée). Selon l'angle que fait votre main avec le vent relatif (appelé angle d'incidence), vous allez ressentir une force qui tend à soulever votre main (c'est la portance). En modifiant l'angle d'incidence de votre main, vous avez modifié la résultante aérodynamique qui est la composante de ces deux forces. A la résultante aérodynamique s'oppose le poids et une de ses composantes (opposée à la traînée).

C'est l'équilibre de ces quatre forces qui permet au pilote de stabiliser son planeur en vol plané. Cependant, en vol stabilisé, le planeur adopte une trajectoire descendante du fait de la traînée. Pour bien voler donc, un planeur doit offrir le moins de résistance à l'air.

LES ASCENDANCES

Il existe deux types d'ascendances qui déterminent des vols différents. Ces courants atmosphériques sont les moteurs du planeur, à condition de savoir lire dans le ciel. C'est pourquoi dans chaque vélivole se cache un prévisionniste météo passionné.

Les ascendances thermiques :
Les masses d'air prés du sol ,chauffées par le soleil, s'élèvent dans l'air plus froid. Ils se forment alors des colonnes d'air chaud dont le sommet est généralement matérialisé par un nuage appelé cumulus. Ce phénomène est la convection. Le pilote prend de l'altitude en mettant son planeur en virage et en spiralant à l'intérieur de ses ascendances ("pompes" en jargon vélivole). Le cumulus est un repère très utile pour le pilote.On parle alors de "vol de plaine".

Les ascendances de pente :
Une crête montagneuse sensiblement perpendiculaire à l'écoulement du vent perturbe son écoulement et provoque un courant ascendant que le planeur exploite en faisant des allers-retours le long de la pente.
C'est le vol de pente. Parfois, en frappant sur le relief, le vent déclenche dans l'atmosphère un système ondulatoire comparable à de gigantesques vagues d'air. Ce système se caractérise par des zones de fortes montées mais aussi de fortes descentes. Pour monter, le planeur se positionne dans la zone d'ascendance face au vent. Les prises d'altitude peuvent être considérables (vols stratosphériques) et nécessitent l'emport d'un masque à oxygène (dés 3500 mètres).Ce type de vol est appelé le vol d'onde.

La combinaison de ces deux types d'ascendances au cours d'un même vol est fréquente. La saison de prédilection pour les vélivoles est l'été mais la fin du printemps et le début de l'automne sont aussi de bonnes périodes pour l'école notamment. De plus, dans les régions montagneuses, l'hiver procure des conditions exceptionnelles en vol d'onde.

UN SPORT Un sport individuel... d'équipe !

Le vol à voile, c'est la recherche sportive des masses d'air ascendantes.Mais, c'est aussi le sport de glisse le plus accompli et le plus pur.Le sport consiste à prendre et à reprendre de l'altitude par ses propres moyens dans le but d'accomplir des circuits de 300,500 ou même 1000 kilomètres le plus vite possible. Les allemands et les français figurent parmi les meilleures équipes au monde.

Un sport individuel...
Lors des compétitions, l'épreuve de base est la même dans son principe. Il s'agit d'une course quotidienne de vitesse sur un circuit polygonal, comportant au moins 3 points de virage. Sa longueur est fonction des conditions aérologiques du jour. Le pilote doit donc s'efforcer d'accomplir ce circuit en un minimum de temps pour avoir un maximum de points. Une compétition se court sur plusieurs jours, un championnat international sur deux semaines. Chaque jour, un circuit différent est proposé aux concurrents. Le vainqueur est celui qui a obtenu le plus de point à la fin de la rencontre.
La compétition exige une condition physique et mentale exemplaire, femmes et hommes rivalisent à armes égales. Le vol à voile demande des efforts de concentration et de sang-froid importants. De plus, les choix tactiques par rapport à la météo et aux concurrents jouent beaucoup en compétition. C'est pourquoi être pilote de planeur est un bon point de départ pour une carrière de pilote professionnel civil ou militaire.

...d'équipe !
Le vol à voile se présente à la fois comme un sport individuel, en vol, et un sport d'équipe, au sol. Gauche, incapable de se mouvoir seul une fois à terre, le planeur a besoin d'une logistique humaine pour pouvoir décoller. Sortir les planeurs du hangar, les aligner sur la piste, les accrocher aux remorqueurs, les démonter en cas d'atterrissage en campagne...tout cela demande un équipe compétente au sol. Un aéroclub possède pour cela une véritable vie associative qui socialise le jeune.Les vélivoles ont su cultiver l'ambiance de camaraderie et d'entraide qui a fait la grande tradition de l'aviation française

Comment pratiquer le Vol à Voile
LES CLUBS DE VOL A VOILE
170 CLUBS
DEMANDEZ LEURS COORDONNÉES À LA FFVV 29 RUE DE SÈVRES 75006 PARIS
Tél: 01 45 44 04 78 Fax: 01 45 44 70 93
E-mail: info@ffvv.org
Site: http://www.ffvv.org

IL EXISTE PROBABLEMENT UN CLUB DE VOL À VOILE À MOINS DE 50 KM DE VOTRE DOMICILE.

FFVL Fédération Française de Vol à Voile   

 
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