Le Prieuré Millénaire - Saint-André de Rosans :: Alpes Guide - Les Hautes-Alpes
 
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  Le Prieuré Millénaire
Commune de Saint-André de Rosans

En partenariat avec : CAUE des Hautes-Alpes


2 photos  
 

 Un prieuré qui a fait sans doute la gloire de Saint-André mais également de toute une région.

Edifié au Xe siècle (on a fêté son millénaire en 1988) par un noble, il fut cédé ensuite à l'Ordre de Cluny qui y installa 5 à 6 moines bénédictins et ce jusqu'aux guerres de religion. Saccagé et incendié, la nef de l'église s'effondra et c'est le réfectoire qui servit d'église paroissiale. La révolution s'en empara pour le vendre en bien national, avant de connaître une véritable déchéance. Classé monument historique, il est remarquable pour sa décoration romane provençale du XIIe siècle, ses colonnes et chapiteaux du XIe siècle, sans oublier ses mosaïques. Proche dans sa forme de son homologue de Ganagobie (Alpes de Haute-Provence), le prieuré de Saint-André-de-Rosans se compose (à l'exception des bâtiments destinés à la vie et à la gestion des terres seigneuriales), d'un cloître carré avec un puits (nord-est), d'une église (sud-est), d'un réfectoire (transformé au XVIIe en église paroissiale au nord-ouest), de communs et d'une ancienne salle capitulaire et un dortoir (sud-ouest). Le tout formant un quadrilatère. D'un point de vue architectural, la nef de l'église du prieuré était faite de quatre travées et d'un choeur, couverte d'une voûte en plein cintre maintenue par des doubleaux à double rouleau retombant sur des pilastres sur dosserets. Un ensemble richement décoré, avec chapiteaux de colonnes, frises en haut relief, etc.. Un décor d'ensemble inspiré du style antique, malgré la situation très éloignée des grands centres de romanisation qu'étaient Orange, Vaison, Gap ou Sisteron. Surmontée sans doute d'un campanile, la travée du choeur est séparée des chapelles latérales par deux murs épais. Le sol de l'abside comme celui de la travée est recouvert d'un pavement de mosaïque polychrome remarquable (emploi de calcaire blanc, calcaire beige, marbre bleuté de réemploi, brique rouge et calcschiste noir). Le pavement de l'abside en particulier représente des animaux et des figures géométriques, avec des motifs tressés entourant l'ensemble. On y voit un éléphant aux pieds empruntés à ceux d'un bovidé, portant une enceinte fortifiée avec tours et devant l'autel, quatre félins en opposition deux à deux. Reste la chapelle sud du prieuré. Probablement la mieux conservée de cet ensemble monastique comprenant une travée rectangulaire et une absidiole. Depuis de nombreuses années, les monuments historiques financent toute une série de travaux afin de redonner vie à ce haut-lieu de l'Histoire religieuse du département, tandis qu'en 1982 se créait autour de ce chantier, l'association de sauvegarde du pays du Buëch et des Baronnies destinée à poursuivre sur le terrain le travail engagé par les historiens et les archéologues, et ce pour une plus grande information du public. Une oeuvre de longue haleine qui est loin d'être terminée !

 
 

 

 


 
   
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