Lesdiguières (1545-1626) - Saint-Bonnet en Champsaur :: Alpes Guide - Les Hautes-Alpes
 
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  Lesdiguières (1545-1626)
Commune de Saint-Bonnet en Champsaur

En partenariat avec : CAUE des Hautes-Alpes




 Deux grands personnages haut-alpins ont marqué l'histoire du protestantisme alpin : le Gapençais Guillaume Farel (1489-1565) et le Champsaurin François de Bonne, Duc de Lesdiguières. Ce dernier est sans aucun doute le personnage le plus fameux de l'histoire du département.

Duc de Lesdiguières et du Champsaur, marquis de Maubec et de Trefrort, comte du Roussillon, conseiller d'état en 1595, lieutenant général en Provence et en Dauphiné en 1595 et 1598, Maréchal de camp, Géneral puis Maréchal de France en 1609, Duc et Pair de France en 1611, Connétable de France en 1621, tels sont les titres de François de Bonne, né le ler avril 1545 d'une famille catholique de Saint-Bonnet. Entré dans les armes à 19 ans, il devient à 20 ans le chef des protestants du Dauphiné et participe à de nombreux combats. Successeur de Montbrun en 1575, il devient un fidèle du roi de Navarre, futur Henri IV. Auteur d'une multitude de faits d'armes importants contre les catholiques et les armées du Duc de Savoie, "le bon roi Henri" lui offrit en échange de son abjuration du calvinisme en 1621, le titre très envié de Connétable de France. Après avoir abjuré la religion catholique dans sa jeunesse pour suivre le Baron des Adrets, il accepta la proposition royale et livra ensuite combat aux protestants du Dauphiné. Devenu puissamment riche (il possèdait 600 mille livres de joyaux, 500 mille livres de rente, des seigneuries multiples et donna près de 700 mille livres de dot à ses filles), il mourut couvert de gloire en 1626, non sans avoir construit un château au Glaizil, édifice qui sera détruit en 1692 par les armées du Duc de Savoie, désireux peut-être de régler des comptes "posthumes" avec ce Champsaurin qui fut pleuré à sa mort par la France entière. Sculpté par Jacob Richier, son mausolée (qui se trouvait autrefois dans le château) est aujourd'hui conservé au musée départemental de Gap, tandis que ses restes (plusieurs fois profanés) ont été déposés en 1822 en l'église de Sassenage (Isère). (Sources Archives Départementales des Hautes-Alpes "Destin du Protestantisme alpin". Service éducatif 1989)

 
 

 

 


 
   
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